La gestion du DT1 – l'exercice de demeurer actif

Le Dr Michael Riddell parle du DT1 et de l’exercice

Le Dr Michael Riddell, chercheur sur le stress et l’exercice

 

Vivre avec le diabète de type 1 (DT1) ne devrait pas vous empêcher de vouloir  repousser vos limites physiques, explique le Dr Michael Riddell, chercheur sur le stress et l’exercice financé par FRDJ. Il sait de quoi il parle. Le Dr Riddell a reçu un diagnostic de DT1 à l’âge de 13 ans, et il a toujours mené une vie très active, s’adonnant notamment au vélo de montagne, au basketball et à la course à pied. Il a même défié ses limites physiques en faisant l’ascension des sommets enneigés du Kilimanjaro en Afrique et en parcourant les sentiers du Machu Picchu au Pérou.  

Atteint de DT1 et père d’un adolescent atteint de DT1, le Dr Riddell constate que plusieurs idées fausses circulent toujours sur l’exercice et le DT1, l’une des plus répandues étant que tous les types d’exercices entraînent une baisse de la glycémie.

« J’ai vraiment pensé que c’était le cas jusqu’il y a environ 10 ans », admet le Dr Riddell.

À cause de cette idée fausse, plusieurs parents croient que leurs enfants ne peuvent s’adonner à des sports exigeants comme le hockey ou le basketball, ou qu’ils ne pourront jamais rouler sur un vélo de montagne en sécurité. Mais en vérité, il n’y a aucune limite à ce qu’ils peuvent faire. Ils peuvent être des athlètes olympiques, des nageurs de compétition ou des coureurs de longue distance, il suffit d’apprendre comment faire de l’exercice de façon sécuritaire.

« Nous découvrons maintenant que l’exercice très intense entraîne souvent des augmentations importantes de la glycémie et que les effets sur la glycémie peuvent varier d’un type d’exercice à l’autre », explique le Dr Riddell. 

Par exemple, les activités d’aérobie (course, marche, randonnée) entraînent habituellement une baisse de la glycémie, tandis que les exercices d’anaérobie (courtes périodes d’activité physique intense comme l’haltérophilie et les sprints) ou les exercices effectués dans un environnement de stress (compétition) entraînent en fait une augmentation de la glycémie.  

Les raisons de ces effets ne sont pas entièrement claires, mais peuvent avoir un lien avec la réponse « combat-fuite » du corps. Lorsque les gens subissent un stress physique ou psychologique, l’organisme libère des hormones comme le cortisol, l’adrénaline et la noradrénaline, lesquelles entraînent une augmentation de la glycémie pour fournir un surplus rapide d’énergie. 

Le Dr Riddell lors d’une expédition au Kilimanjaro en appui à la recherche sur le diabète de type 1

La glycémie des personnes atteintes de DT1 peut rester élevée pendant une période prolongée parce qu’elles ne peuvent pas produire de l’insuline pour contrer cet effet.

« Nous nous inquiétons souvent de nos résultats (A1C et glycémie) et nous pensons qu’ils dicteront notre durée de vie et notre état de santé, mais faire de l’exercice régulièrement est tout aussi important. En faisant au moins 150 minutes d’exercice physique par semaine et en vous assurant d’inclure des activités d’aérobie et de contre résistance, vous vivrez plus longtemps et subirez moins de complications », explique le Dr Riddell.

Programme PEAK de FRDJ

Bien qu’on ne puisse pas empêcher les hausses et les baisses de glycémie déclenchées par l’exercice, mieux comprendre les effets des différents types d’exercice aidera à les gérer plus efficacement. Et c’est ce qui a inspiré la création du Programme PEAK de FRDJ.

Commandité par Novo Nordisk, le programme PEAK (Performance in Exercise And Knowledge) pour le DT1 est une initiative internationale de FRDJ dont le lancement mondial est prévu ce mois-ci. Ce programme arrivera au Canada en novembre 2017. Le Dr Riddell est membre de l’équipe multidisciplinaire responsable de la conception d’un programme qui fournira aux personnes atteintes de DT1 les ressources dont elles ont besoin pour mieux gérer leur maladie, comprenant l’accès à des événements internationaux d’éducation organisés par des experts sur la scène mondiale et à des ressources en ligne.  

Le programme vise également à fournir de l’information aux professionnels de la santé pour les aider à guider leurs patients atteints de DT1 physiquement actifs, notamment en matière d’alimentation, de réglage des quantités d’insuline, de surveillance des taux de glycémie et de la quantité d’exercice nécessaire pour atteindre un niveau optimal de forme physique et de santé.

Aider à contrôler les épisodes d’hypoglycémie 

Les personnes qui vivent avec le DT1 savent que l’hypoglycémie est le résultat d’un mauvais équilibre des niveaux d’insuline. Mais ce que les gens ne savent pas toujours est que l’hypoglycémie est aussi causée par une incapacité à régulariser le glucagon, une hormone qui stimule le taux de sucre dans le sang.

Un autre volet de l’étude du Dr Riddell avec Zucara comprend le développement d’un médicament expérimental visant à améliorer la réponse du glucagon dans le corps lorsque la glycémie est basse. Le médicament est un peptide qui semble activer la capacité du pancréas à libérer du glucagon en situation d’hypoglycémie. 

Ce médicament est actuellement en phase de tests sur des animaux et le DRiddell et son équipe espèrent amorcer des essais cliniques sur des humains d’ici 3 ans.   

  • JDRF PEAK : Offre de l’information et un soutien aux personnes atteintes de DT1 qui souhaitent faire de l’exercice (en anglais).
  • ExCarbs : Aide les personnes atteintes de diabète qui prennent de l’insuline à se sentir à l’aise de faire de l’exercice (en anglais).
  • Getting Pumped : Un guide sur la pompe à insuline pour les personnes actives atteintes de diabète de type 1 (en anglais).
  • Diabetes Motion : Offre des conseils pratiques sur la gestion de la glycémie (en anglais).

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