Les chercheurs démontrent que des cellules humaines d'îlots pancréatiques encapsulées dans un nouveau matériau peuvent stopper le diabète de type 1 pendant six mois

Deux nouvelles études apportent un éclairage important sur la possibilité d’un nouveau traitement sans immunosuppresseurs pour le diabète de type 1

New York, NY, le 25 janvier 2016 – ​ Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), du Boston Children’s Hospital et de plusieurs autres établissements soutenus financièrement par FRDJ ont démontré que des cellules humaines d’îlots pancréatiques greffées sur des souris peuvent stopper efficacement le diabète de type 1 (DT1) jusqu’à six mois, sans déclencher de réponse immunitaire. Ces résultats ont été rapportés dans deux études publiées aujourd’hui respectivement dans Nature Medicine et Nature Biotechnology. (en anglais seulement). 

Le rôle de FRDJ a été central pour réunir les chercheurs principaux de ces études, dont l’auteur principal, Daniel Anderson, Ph. D., professeur agrégé au département de génie chimique et à l’Institut de génie médical et des sciences du MIT et associé de recherche au Boston Children’s Hospital; Robert Langer, D.Sc., professeur David H. Koch Institute au MIT et chercheur associé principal au Boston Children’s Hospital; Jose Oberholzer, M.D., chef des greffes et directeur des greffes de cellules et de pancréas au Hospital & Health Sciences System de l’Université de l’Illinois; Gordon Weir, M.D., professeur à la Faculté de médecine de Harvard et président de la Diabetes Research and Wellness Foundation du Centre Joslin sur le diabète; Dale Greiner, Ph.D., professeur à la Faculté de médecine de l’Université du Massachusetts; et Douglas Melton, Ph.D., professeur Xander University à l’Université Harvard, chercheur à l’Institut médical Howard Hughes et codirecteur de l’Institut des cellules souches de Harvard. 

L’étude publiée dans Nature Biotechnology décrit un matériau à base d’alginate nouvellement modifié, conçu pour encapsuler les cellules humaines d’îlots pancréatiques. L’alginate, un matériau tiré à l’origine d’algues brunes, a déjà été utilisé pour encapsuler des cellules sans les endommager et les empêcher de percevoir les signaux biologiques et d’y réagir (par exemple, en libérant de l’insuline). Cependant, une réponse immunitaire entraîne avec le temps une accumulation de tissu cicatriciel autour des capsules d’alginate non modifiées, ce qui les rend inefficaces. 

Les chercheurs du MIT visaient à modifier l’alginate pour l’empêcher de déclencher cette réponse immunitaire. Ils ont créé une bibliothèque de près de 800 dérivés d’alginate et évalué la réponse immunitaire de chacun, concentrant finalement leurs efforts sur l’un d’eux, appelé « dioxyde de triazolethiomorpholine » (TMTD), qui cause une réponse immunitaire minimale et même nulle chez les souris modèles et animaux de plus grande taille. Dans l’étude décrite dans l’article publié dans Nature Medicine, les chercheurs ont ensuite greffé sur des souris ayant un système immunitaire fort des cellules humaines d’îlots pancréatiques encapsulées dans du TMTD. Les cellules utilisées dans cette étude avaient été générées à partir de cellules souches humaines développées par Douglas Melton. Après la greffe, les cellules ont immédiatement commencé à produire de l’insuline en réponse au taux de glucose sanguin et ont pu maintenir celui-ci à des niveaux sains pendant 174 jours, c’est-à-dire pendant toute la durée de l’étude. 

« L’encapsulation offre un potentiel exceptionnel pour les personnes atteintes de DT1. Cette thérapie vise à établir une indépendance à l’insuline efficace à long terme et à éliminer le fardeau quotidien de la gestion de la maladie pendant des mois, peut-être même des années, sans devoir recourir à la suppression immune », a déclaré Julia Greenstein, vice-présidente de la recherche de FRDJ. 

« FRDJ est très encouragée par ces résultats. Nous espérons voir cette recherche progresser vers l’étape d’essais cliniques humains et constituer, à terme, un nouveau traitement potentiel pour le DT1 », a-telle ajouté. 

« Nous sommes très heureux de ces résultats et travaillons ferme pour faire progresser cette technologie vers son application clinique », a dit le Dr Anderson, auteur principal de ces articles. 

FRDJ a créé le Consortium sur l’encapsulation en 2013, lançant ce secteur en encourageant la collaboration entre sa vingtaine de membres et en définissant une stratégie pour guider la recherche. Le but ultime du Consortium est de mettre au point des produits qui permettront aux cellules bêta greffées d’échapper à la vigilance du système immunitaire ou de faire en sorte que celui-ci accepte les cellules tout en leur fournissant un environnement où elles pourront produire suffisamment d’insuline pour gérer les taux de glucose sanguin des personnes atteintes de DT1. 

Le DT1 est une maladie autoimmune chronique qui menace la vie. Elle frappe les enfants et les adultes de tous âges. Le système immunitaire des personnes qui sont atteintes de DT1 détruit les cellules qui produisent l’insuline, éliminant à terme la capacité d’autorégulation du glucose sanguin de l’organisme. Pour survivre, ces personnes doivent surveiller leur taux de sucre dans le sang tout au long de la journée, soit en piquant leur doigt pour obtenir un échantillon de sang, soit en utilisant un glucomètre continu et s’administrer ensuite de l’insuline par injection plusieurs fois par jour ou en utilisant une pompe à insuline. 

FRDJ a contribué à financer ces études en collaboration avec le Leona M. and Harry B. Helmsley Charitable Trust. 

À propos de FRDJ ​

FRDJ est le chef de file mondial du financement de la recherche sur le diabète de type 1 (DT1). Sa mission est d’accélérer les percées révolutionnaires pour guérir, prévenir et traiter le DT1 et ses complications. Pour ce faire, FRDJ a investi depuis sa création près de 2 milliards de dollars dans le financement de la recherche. Notre organisme est basé sur le modèle fondé sur l’action du terrain : des gens qui se réunissent pour agir dans leur milieu, des collaborations régionales pour maximiser l’efficacité et l’impact de la collecte de fonds et des collaborations nationales de mise en commun des ressources, de la passion et de l’énergie de chacun. Nous collaborons avec les établissements universitaires, les décideurs et des partenaires du monde des affaires et de l’industrie au développement de thérapies innovantes pour les personnes atteintes de DT1. Notre personnel et nos bénévoles dans plus de 100 localités aux États-Unis et chez nos six affiliés internationaux se consacrent à la défense des intérêts des personnes qui vivent avec le DT1, à l’engagement communautaire et à la réalisation de notre vision d’un monde sans DT1. Pour plus d’information, nous vous invitons à visiter jdrf.org ou à nous suivre sur Twitter : @JDRF.

Contact pour les médias chez FRDJ Canada :​
Emmanuel Fritsch
Spécialiste des communications nationales
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