Un essai clinique pour réduire le risque de complications cardiovasculaires chez les adultes atteints de diabète de type 1

Des chercheurs de London financés par la FRDJ recrutent pour l’étude REMOVAL, afin de vérifier si la metformine contribuerait à réduire ou à prévenirles complications courantes associées au diabète de type 1

London, Ontario (le 2 mars 2012) – Des chercheurs financés par la FRDJ sont à recruter des patients atteints du diabète de type 1 (DT1) au Canada dans le cadre de l’étude REMOVAL. L’étude permettra d’évaluer si la metformine, un médicament souvent utilisé pour traiter le diabète de type 2 et qui a l’avantage supplémentaire de réduire les facteurs de risque cardiovasculaires, pourrait contribuer à prévenir ou à réduire le risque de complications cardiovasculaires chez les personnes atteintes du DT1.

L’étude REMOVAL est une collaboration entre la FRDJ, l’université de Glasgow et 17 sites du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie, du Danemark et des Pays-Bas qui, collectivement, solliciteront la participation de 500 patients. Au Canada, l’étude aura lieu au St. Joseph’s Health Care London (St. Joseph’s) et à l’université d’Ottawa, tous deux situés en Ontario.

L’étude REMOVAL permettra d’étudier des patients atteints de DT1 de 40 ans ou plus, qui forment un groupe de patients plus vulnérables à une maladie cardiovasculaire, l’une des principales causes de décès associées au diabète. Une étude menée au Royaume-Uni a démontré que les personnes de plus de 40 ans atteintes de DT1 courent plus de risques de développer une maladie cardiovasculaire, y compris les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.1

Dans le cadre de l’étude, on suivra les patients pendant trois ans, en vérifiant l’épaisseur des artères dans le cou au moyen d’une échographie. Dans le cadre de l’étude, la metformine ou un placebo s’ajoutera à l’insulinothérapie habituelle des patients participants. L’étude permettra également d’évaluer les effets du médicament sur le contrôle du diabète et la satisfaction envers le traitement, ainsi que sur d’autres complications, telles que les maladies oculaires d’origine diabétique. La metformine a un dossier d’innocuité démontré depuis plus de 50 ans chez les personnes atteintes du diabète de type 2 en vue de contrôler la glycémie. Pour obtenir plus d’information sur l’étude et sur la participation, consultez le site anglais www.jdrf.ca/cctn.

L’étude REMOVAL est dirigée par le professeur John Petrie, de l’université de Glasgow, au Royaume-Uni (investigateur principal), et par la professeure Helen Colhoun, de l’université de Dundee, également au Royaume-Uni. Au Canada et en Australie, elle sera soutenue par les gouvernements canadien et australien, par l’entremise du Réseau canadien d’essais cliniques de la FRDJ (RCEC de la FRDJ) et le réseau australien d’essais cliniques de la FDRJ (REC), respectivement. Au Canada, l’étude sera dirigée par la docteure Irene Hramiak, chef du centre du diabète, d’endocrinologie et de métabolisme du St. Joseph’s Health Care London et chef de la division d’endocrinologie et de métabolisme de l’université Western de London, en Ontario. Un deuxième site sera dirigé par le docteur T.C. Ooi, directeur de la recherche clinique de la division d’endocrinologie et de métabolisme de l’Hôpital d’Ottawa (campus Riverside), et professeur de médecine à l’université d’Ottawa.

« La participation à une recherche clinique permet aux patients de contribuer aux nouvelles connaissances et à l’innovation qui changeront leur santé », affirme la docteure Hramiak. La FRDJ, qui est le principal bailleur de fonds de la recherche sur le DT1 dans le monde, soutient l’étude REMOVAL dans le cadre de ses efforts en vue de découvrir et de développer des traitements contre les complications dévastatrices qui peuvent découler du DT1, une maladie auto-immune qui touche plus de 300 000 Canadiens et dont on ne connaît ni la cause, ni le traitement curatif. C’est l’une des plus grandes études jamais financées par la FRDJ à viser la diminution des complications du DT1.

« La FRDJ s’engage à améliorer la vie de chaque personne touchée par le diabète de type 1. Une partie importante de cet engagement est axée sur la découverte, la mise en valeur et la prestation de traitements contre les complications du diabète », déclare Andrew McKee, président-directeur général de la RCEC de la FRDJ. « Pour bon nombre des personnes qui vivent avec cette maladie, les complications cardiovasculaires constituent des dangers bien réels. C’est pourquoi il est si urgent d’effectuer des recherches comme l’étude REMOVAL. La création de meilleurs traitements ne pourra qu’améliorer la santé et la qualité de vie des personnes atteintes du diabète de type 1. Ces traitements pourraient sauver des vies. »

« L’engagement du gouvernement envers la FRDJ favorisera une vie meilleure pour tous les Canadiens qui sont liés au diabète », explique Joe Preston, député d’Elgin-Middlesex-London, au nom de l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario. « Nous savons à quel point tous les chercheurs travaillent pour parvenir à des découvertes significatives, et à quel point ils peuvent changer la vie des personnes atteintes. »


La metformine

La metformine est un médicament de première ligne administré par voie orale, qui est largement prescrit pour traiter le diabète de type 2, et il est offert dans plusieurs pays sous forme générique. Il est commercialisé depuis plus de 50 ans dans certains pays européens. Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis l’ont approuvé en 1971 et en 1994, respectivement, pour soigner le diabète de type 2. La metformine agit en empêchant l’hyperglycémie, mais des données probantes indiquent également qu’elle peut améliorer la fonction des vaisseaux sanguins, réduire les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et améliorer l’action de l’insuline dans le foie, même chez les personnes non diabétiques. Ces propriétés au potentiel bénéfique pourraient également réduire le risque en cas de DT1. En fait, l’utilisation de la metformine est déjà approuvée pour soigner le DT1 en France et au Portugal. Pour que la metformine soit approuvée au Canada et aux États-Unis, il faudrait démontrer qu’elle réduit non seulement le risque de complications cardiovasculaires, mais qu’elle pourrait également prévenir les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. L’étude REMOVAL représente un point d’entrée nécessaire avant cette recherche plus vaste.

Le DT1

Chez les personnes atteintes du DT1, le pancréas cesse de produire assez d’insuline pour assurer la survie. Ces personnes doivent surveiller leur glycémie et s’administrer de l’insuline plusieurs fois par jour, au moyen d’injections ou d’une pompe à insuline. Même une prise en charge vigilante ne les protège pas des complications du DT1, comme les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, la cécité et l’amputation.

Au sujet de la FRD

La FRDJ est le plus important organisme axé sur la recherche sur le diabète de type 1 (DT1) au monde. Propulsée par la passion de bénévoles qui entretiennent un lien étroit avec les enfants, les adolescents et les adultes atteints de cette maladie, la FRDJ est le plus important bailleur de fonds philanthropique de la recherche sur le DT1. La FRDJ a pour objectif d’améliorer la vie de toutes les personnes touchées par le DT1 en accélérant les progrès des projets les plus prometteurs afin de guérir, de traiter et de prévenir le DT1. La FRDJ collabore avec de nombreux partenaires qui partagent tous cet objectif.

Depuis sa création en 1970 par des parents d’enfants atteints de DT1, la FRDJ a versé plus de 1,6 milliard de dollars à la recherche sur le diabète. Les projets de recherche de la FRDJ ont permis d’améliorer considérablement les soins aux personnes atteintes de cette maladie, et ont contribué à l’approfondissement de connaissances essentielles sur le DT1. La FRDJ ne s’arrêtera pas tant que le DT1 ne soit vaincu pour de bon.

Pour obtenir d’autres renseignements, consultez le site www.frdj.ca.

Au sujet du RCEC de la FRDJ

Créé en collaboration avec le gouvernement du Canada, le RCEC de la FRDJ est issu de l’engagement de l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario d’octroyer 20 millions de dollars, auxquels s’ajouteront 13,9 millions de dollars versés par la FRDJ. Cet investissement de 33,9 millions de dollars permettra d’accélérer le processus de mise à l’essai de nouvelles technologies et de nouveaux traitements pour les Canadiens et pour toutes les personnes qui vivent avec le DT1 et ses complications dans le monde.

Le RCEC de la FRDJ est une initiative novatrice qui permettra d’accélérer la découverte de solutions pour la prise en charge, les soins et la guérison du DT1. Le RCEC de la FRDJ est en voie de mettre sur pied plusieurs essais cliniques de haut calibre en association avec les meilleurs chercheurs sur le diabète des milieux universitaires et centres médicaux partenaires du Sud de l’Ontario. On vise ainsi à faire du Sud de l’Ontario la plaque tournante internationale de la recherche translationnelle sur le diabète, de l’innovation et de la commercialisation de nouveaux traitements et technologies qui accroîtront la qualité de vie des patients. Pour en apprendre davantage, consultez le site www.jdrf.ca/cctn, (en anglais).

Pour de plus amples informations, ou pour demander une entrevue, veuillez communiquer avec :
Jennifer Dolan, RCEC de la FRDJ
647.789.2012
jdolan@jdrf.ca

Références
1Soedamah-Muthu, Sabita S., John H. Fuller, Henrietta E. Mulnier, Veena S. Raleigh, Ross A. Lawrenson, et Helen M. Colhoun. “High Risk of Cardiovascular Disease in Patients With Type 1 Diabetes in the U.K.: A cohort study using the General Practice Research Database.” Diabetes Care 29.4 (avril2006 ): 798-804.

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