Une étude sur le diabète de type 1 vise à aider les jeunes à adopter des technologies de pointe

Le Réseau canadien d’essais cliniques de la FRDJ lance, à Hamilton, un site d’essai clinique pour les enfants et les adolescents qui vivent avec le DT1

Hamilton, Ontario (le 22 mai 2012) – Le Réseau canadien d’essais cliniques (RCEC) de la FRDJ est heureux d’annoncer le lancement d’un site, à Hamilton, de la première étude pédiatrique menée dans plusieurs centre du Canada, qui portera sur la pompe à insuline et le glucomètre continu (GMC). Le site à Hamilton sera dirigé par la docteure Karen McAssey, endocrinologue pédiatre au McMaster Children’s Hospital, chercheuse du RCEC de la FRDJ, et professeure associée de l’université McMaster. La chercheuse principale de l’étude est la docteure Margaret Lawson du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), à Ottawa.

L’essai TIME GMC (Timing of Initiation of Continuous Glucose Monitoring in Established Pediatric Diabetes Trial) sera mené auprès de 128 enfants et adolescents de cinq à 18 ans atteints de diabète de type 1 (DT1). L’essai vise à trouver des meilleures méthodes de gérer le diabète chez les jeunes, et de déterminer le meilleur moment pour initier la surveillance du glucomètre continu chez ce groupe d’âge.

Le GMC fournit à la fois un cliché en temps réel de la glycémie, les tendances sur les hausses ou les baisses de glycémie et la vitesse à laquelle elles se produisent. L’appareil émet également un signal lorsque la glycémie devient trop élevée ou trop faible. Les essais de la FRDJ ont démontré clairement qu’une utilisation continue du GMC améliore le contrôle du diabète et réduit la fréquence d’hyperglycémie et d’hypoglycémie. Par contre, plusieurs enfants qui ont participé aux études, notamment les adolescents et les jeunes adultes, n’ont pas utilisé le GMC régulièrement.

« Même si la pompe à insuline est populaire chez les enfants, les adolescents et leurs parents; en pédiatrie, la majorité des utilisateurs de pompe ne contrôle pas assez bien leur diabète. Ils risquent quand même d’avoir des complications liées à leur maladie plus tard », explique la docteure Lawson, endocrinologue pédiatre au CHEO. « Des études récentes révèlent que même s’ils vérifiaient leur glycémie dix fois par jour, ce ne serait pas suffisant. En effet, entre les vérifications, de nombreux enfants font de l’hyperglycémie ou de l’hypoglycémie, ce qui nuit au contrôle de leur diabète et à leur bien-être. »

« Les enfants et les adolescents pourraient utiliser le GMC plus régulièrement si l’appareil faisait partie intégrante du traitement par pompe à insuline », explique la docteure McAssey. « Cette étude pourrait nous aider à déterminer le meilleur moment pour initier la surveillance du glucomètre continu. Les enfants et les adolescents qui vivent avec le DT1 devraient bénéficier de cette technologie. »

« Parmi les trois millions d’enfants, d’adolescents et d’adultes canadiens qui vivent avec une forme de diabète, 300,000 vivent avec le diabète de type 1. Ce nombre augmente de trois à cinq pour cent par année, et l’augmentation la plus marquée s’observe chez les enfants de cinq à neuf ans », rappelle Andrew McKee, président-directeur général de la FRDJ Canada. « Cette étude permettra d’explorer comment les enfants atteints de diabète de type 1, leurs parents et leur équipe soignante peuvent parvenir à une prise en charge optimale de leur maladie, afin que les jeunes puissent profiter de la meilleure qualité de vie possible tout en évitant les complications. »

Il est essentiel d’ajouter le GMC à la pompe à insuline pour élaborer un système de pancréas artificiel, c’est-àdire un système automatisé, en boucle fermée, qui diffusera de l’insuline en tenant compte des modifications de la glycémie en temps réel. Le pancréas artificiel devrait permettre aux personnes atteintes de DT1 de maintenir leur taux de glycémie dans la plage normale sans trop d’efforts, ce qui assurera une meilleure qualité de vie et réduira les risques de complications (www.artificialpancreasproject.com).

« Ce projet combine l’expertise en recherche médicale ici à Hamilton, reconnue partout dans le monde, avec des essais qui misent sur la technologie pour améliorer la qualité de vie des jeunes atteints du diabète de type 1 », explique David Sweet, député fédéral, Ancaster-Dundas-Flamborough-Westdale, au nom de l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario (FedDev Ontario). « Le gouvernement fédéral est fier de favoriser l’innovation et de développer l’expertise pour des emplois de l’avenir. »

L’étude est dirigée par le CHEO avec la participation de quatre autres centres pédiatriques du diabète de l’Ontario, soit McMaster Children’s Hospital, Markham Stouffville Hospital, The Hospital for Sick Children (SickKids) et Children's Hospital du London Health Sciences Centre.


Au sujet de la FRDJ

La FRDJ est le plus important organisme axé sur la recherche sur le diabète de type 1 (DT1) au monde. Propulsée par la passion de bénévoles qui entretiennent un lien étroit avec les enfants, les adolescents et les adultes atteints de cette maladie, la FRDJ est le plus important bailleur de fonds philanthropique de la recherche sur le DT1. La FRDJ a pour objectif d’améliorer la vie de toutes les personnes touchées par le DT1 en accélérant les progrès des projets les plus prometteurs afin de guérir, de traiter et de prévenir le DT1. La FRDJ collabore avec de nombreux partenaires qui partagent tous cet objectif.

Depuis sa création en 1970 (1974 au Canada), la FRDJ a versé plus de 1,6 milliard de dollars à la recherche sur le diabète. Les projets de recherche de la FRDJ ont permis d’améliorer considérablement les soins aux personnes atteintes de cette maladie, et ont contribué à l’approfondissement de connaissances essentielles sur le DT1. La FRDJ ne s’arrêtera pas tant que le DT1 ne soit vaincu pour de bon. Pour obtenir d’autres renseignements, consultez le site www.frdj.ca.

Au sujet du RCEC de la FRDJ

Créé en collaboration avec le gouvernement du Canada, le RCEC de la FRDJ est issu de l’engagement de l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario, dans le cadre du programme de développement pour le Sud de l’Ontario, d’octroyer 20 millions de dollars en 2009, auxquels s’ajouteront 13,9 millions de dollars versés par la FRDJ. Cet investissement de 33,9 millions de dollars mènera à la commercialisation de nouvelles technologies et de nouveaux traitements pour offrir aux Canadiens qui vivent avec le DT1 et ses complications, l’accès aux dernières percées sur le diabète.

Le RCEC de la FRDJ est une initiative novatrice qui permettra d’accélérer la découverte de solutions pour la prise en charge, les soins et la guérison du DT1. Le RCEC de la FRDJ est en voie de mettre sur pied plusieurs essais cliniques de haut calibre en association avec les meilleurs chercheurs sur le diabète des milieux universitaires et centres médicaux partenaires du Sud de l’Ontario. On vise ainsi à faire du Sud de l’Ontario la plaque tournante internationale de la recherche translationnelle sur le diabète, de l’innovation et de la commercialisation de nouveaux traitements et technologies qui accroîtront la qualité de vie des patients. Pour en apprendre davantage, consultez le site www.jdrf.ca/cctn.

Pour de plus amples informations au sujet de l’essai TIME GMC, ou pour demander une entrevue, veuillez communiquer avec :
Jennifer Dolan
Réseau canadien d’essais cliniques de la FRDJ
647.789.2012
jdolan@jdrf.ca

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