Prévention

Prévenir le DT1 chez les personnes à risque et maintenir l’indépendance à l’insuline.

L’incidence du DT1 (nb de cas par année) double tous les 20 ans.

La prévention du DT1 est une urgence compte tenu du nombre grandissant de diagnostics partout dans le monde. Les récentes percées de la science permettent d’articuler des démarches de recherche plus précises pour la prévention du DT1. La recherche de FRDJ dans la prévention mise sur ces percées pour s’attaquer à cette épidémie alarmante. 

L’incidence du DT1 (nb de cas par année) double tous les 20 ans.

Nouveaux cas annuels pour chaque groupe de 100 000 enfants de 0-14 ans

Le taux des nouveaux cas de diabète de type 1 augmente plus rapidement

 

(Ann NY Acad Sci. décembre 2008; 1150:1-13)

L’évolution de la fréquence du diabète de type 1 dans le monde et son fardeau croissant sur la santé publique et les récentes et impressionnantes percées scientifiques ont provoqué une démarche plus urgente et ciblée pour la prévention. L’incidence du diabète de type 1 s’est accrue au cours des trois à quatre dernières décennies aux États-Unis, en Europe et en Australie. Ce qui devient frappant est que la maladie survient beaucoup plus tôt dans la vie. Chez les enfants européens, elle se manifeste entre l’âge de un à cinq ans et l’incidence augmente à un taux de 5,4 pour cent par année, un taux beaucoup plus élevé que dans d’autres groupes d’âge. Cette augmentation de l’incidence mènera au double du nombre de cas dans ce groupe d’âge en Europe au cours de la décennie. En fait, les projections suggèrent que les enfants âgés de un à cinq ans représenteront bientôt la plupart des nouveaux cas de diabète de type 1 dans plusieurs pays d’Europe. Des tendances similaires sont observées aux États-Unis. En plus de cet âge plus hâtif d’apparition du diabète de type 1, la maladie se manifeste de plus en plus chez des personnes pour lesquelles le risque génétique évalué auparavant avait été établi de faible à modéré, suggérant que le seuil de risque pour le développement de la maladie est maintenant plus bas.

Pour quelles raisons l’augmentation de l’incidence, la diminution de l’âge de l’apparition de la maladie et le seuil de risque moins élevé pour le développement du diabète de type 1 peuvent-ils survenir sur une si courte période – 30 à 40 ans - ? Nous savons que la cause du diabète de type 1 provient d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Ce changement de l’épidémiologie du diabète de type 1 semble probablement provenir de facteurs environnementaux parce que les facteurs génétiques ne peuvent changer aussi rapidement. Nous ne savons pas cependant, ce qui a spécifiquement changé dans l’environnement. Non seulement le nombre de cas de diabète de type 1 augmente chez les jeunes enfants, mais également les troubles allergiques comme les allergies aux arachides et autres allergies alimentaires qui sont beaucoup plus présents aujourd’hui que par le passé et le taux global de maladies auto-immunes autres que le DT1 s’est également accru. Toutes ces maladies et ces troubles partagent une caractéristique commune : une défectuosité de la régulation immunitaire - le processus selon lequel le système immunitaire contrôle et régularise toutes les composantes du corps et leurs interactions afin de prévenir une réaction aux tissus et aux organes d’une personne.

La prévention du diabète de type 1 représente une ‘guérison’ pour les personnes à risque de développer la maladie et en fait, représentera probablement la guérison avec le meilleur rapport coût/efficacité. Elle est d’ailleurs la seule méthode à court terme pour créer un impact sur l’incidence et la prévalence de la maladie. L’incitation au changement et au progrès dans le domaine de la prévention du diabète de type 1 s’est accrue récemment en réponse à trois développements relativement récents. Premièrement, une meilleure compréhension du processus du diabète de type 1 et de l’histoire naturelle de l’apparition du diabète de type 1 durant l’enfance. Deuxièmement, l’habileté à dépister le risque de développer le diabète de type 1 et d’évaluer plus précisément la progression de la maladie à partir du moment initial de l’apparition de l’auto-immunité à la dépendance à l’insuline. Troisièmement, le développement d’interventions thérapeutiques efficaces qui peuvent préserver la fonction des cellules bêta résiduelles dans les cas d’apparition récente du diabète de type 1 et qui peuvent maintenant être appliquées pour la prévention. La prévention de l’auto-immunité des cellules bêta et la dépendance à l’insuline et la prévention de la dépendance à l’insuline après l’apparition de l’auto-immunité sont des priorités pour FRDJ.

Lets turn type one into type none