Stratégie de recherche axée sur les thérapies pour le contrôle du glucose

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Le projet de FRDJ de thérapie pour le contrôle du glucose entreprend une démarche à volets multiples basée sur le besoin unique et jusqu’alors non satisfait des patients atteints de diabète de type 1, développant une compréhension des mécanismes et des propriétés de chaque produit ou voie, et s’engageant à accélérer le développement clinique et l’application de produits pour le diabète de type 1 afin d’offrir une série de bénéfices progressifs à court terme aux patients.

FRDJ entend explorer des démarches au pouvoir transformant basées sur de nouveaux paradigmes de traitements. Des études de premier plan sur de nouvelles insulines dont les propriétés sont améliorées, des formulations uniques reproduisant l’administration normale, ou des moyens créatifs d’emballer l’insuline dans des complexes biodégradables et sécuritaires qui réagissent au glucose, soulèvent la possible découverte et le développement d’une insuline qui réagit au glucose (« glucose-sensible »), ou une insuline qui cible le foie et qui pourrait permettre d’atteindre un contrôle d’une glycémie normale comme une cellule bêta intacte le ferait.

La stratégie de FRDJ cible les domaines qui pourraient nous permettre d’obtenir un système en boucle fermée davantage automatisé ou qui pourrait améliorer le contrôle du diabète lorsqu’utilisé dans le cadre d’un traitement standard.

Insuline ultra-rapide :

Si efficace, une insuline ultra-rapide pourrait améliorer la qualité de vie et réduire le risque de complications graves et chroniques chez les personnes atteintes de diabète de type 1 (et possiblement chez les personnes atteintes de diabète de type 2), lesquelles sont causées par le temps passé dans les seuils extrêmes de glycémie et le peu de temps passé dans un écart normal (euglycémie). Une insuline ultra-rapide pourrait également réduire ou éliminer le besoin de bolus d’insuline avant les repas, lequel peut exposer une personne à de dangereuses extrémités de glycémie lorsque la quantité anticipée de consommation de glucides est (souvent) mal estimée même par les patients les plus expérimentés et diligents. Plus important encore, une insuline améliorée permettra le développement d’un système en boucle fermée entièrement automatisé, à l’aide duquel le taux d’administration de l’insuline est automatiquement déterminé et livré avec un minimum d’intervention humaine et de risque d’erreur.

Administration améliorée :

À l’heure actuelle, les ensembles de perfusion d’insuline administrent l’insuline sous la peau (sous-cutanée) et offrent une durée d’utilisation assez courte (environ 3 jours). De plus, les tortillements et les obturations (bien que cliniquement significatifs mais non détectés par les pompes à insuline d’aujourd’hui) ont tendance à provoquer des interruptions dans l’administration. Le perfectionnement des mécanismes d’administration de l’insuline est donc un objectif dans le cadre du programme de FRDJ.

Une insuline qui réagit au glucose :

La plupart des traitements à l’insuline sont préprogrammés de façon à administrer de l’insuline à des taux contrôlés, contrairement aux mécanismes physiologiques normaux des cellules bêta. Des études majeures au cours des dernières années ont découvert des moyens créatifs d’ « emballer » l’insuline dans des complexes biodégradables et sécuritaires qui réagissent au glucose et qui reproduisent les mécanismes endogènes tout en échappant au clivage protéolytique instantané. FRDJ entend financer la recherche qui testera les hypothèses et établira la validation de principe pour certains de ces nouveaux médicaments, également connus sous le nom d’ « insuline glucose-sensible ». Ce domaine de recherche dans le cadre de ce projet renferme probablement la plus grande promesse d’offrir un contrôle étroit du glucose, de prévention des complications et d’une amélioration considérable de la qualité de vie en évitant les lectures fréquentes du glucose (par le biais de piqûre au doigt ou du glucomètre continu) et des administrations d’insuline moins fréquentes. Dans sa forme la plus authentique, l’insuline qui réagit au glucose peut ‘remplacer’ un pancréas artificiel en boucle fermée entièrement automatisé. Si la validation du principe peut être obtenue, le défi se rapportera alors au temps requis pour parvenir au plein développement à des fins commerciales et à l’approbation régulatrice.

FRDJ a lancé le Prix du Grand Défi afin de stimuler l’innovation pour la découverte et le développement d’une insuline qui réagit au glucose, laquelle pourrait renfermer le pouvoir de transformer les traitements du diabète insulino-dépendant. Par ce prix initial de 100 000 $, l’objectif de FRDJ est de découvrir un médicament à base d’insuline qui réagit au glucose et qui s’activerait seulement lorsque le corps en a besoin. Une telle insuline pourrait livrer la quantité précise d’insuline requise en réponse au taux de glucose qui circule dans le sang afin de contrôler et maintenir des taux de glycémie normaux toute la journée avec une seule dose quotidienne ou moins pour les personnes atteintes de diabète. Ce défi est lancé au public et plus de renseignements sont affichés sur le site Web du Défi.

Les hormones au-delà de l’insuline :

La physiologie du glucose homéostatique est complexe, et l’insuline ne corrige qu’une partie de la physiopathologie du diabète de type 1. D’autres hormones sont maintenant reconnues pour jouer un rôle vital dans la régulation du glucose. Elles comprennent l’amyline, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1), le glucagon, la leptine et autres; certaines sont un complément alors que d’autres forment une synergie avec les actions de l’insuline. De nouveaux remèdes comprenant un composé de deux ou plusieurs de ces hormones peuvent possiblement offrir des améliorations considérables dans les traitements et les soins, donc la pathologie du DT1. Ceci peut être obtenu par des mécanismes additionnels des actions de multiples hormones comparativement à la monothérapie à l’insuline, et pourrait protéger les patients de manifestations indésirables découlant de doses excessives d’insuline en réduisant leurs besoins en insuline. FRDJ procédera à la mise à l’essai de la validation de principe et établira l’archétype pharmacologique de l’atteinte d’un contrôle glycémique plus performant en administrant une ou plusieurs de ces hormones en plus de l’insuline. Ceci est considéré comme étant atteignable à plus court terme que d’autres projets. Ces efforts seront étendus au système de pancréas artificiel en boucle fermée afin de tirer tous les avantages d’un produit plus évolué.

Nouveaux traitements :

De nombreux médicaments sur le marché et candidats présentement en phase de développement clinique avancé ont démontré une efficacité remarquable pour améliorer les conditions aggravantes issues de la résistance à l’insuline chez les patients atteints de diabète de type 2. FRDJ entend évaluer les avantages que ces médicaments pourraient offrir aux patients atteints de diabète de type 1 par des études cliniques pilotes afin que les patients et les médecins puissent profiter de leur utilisation. Ceci pourrait établir les fondations de l’offre de nouveaux paradigmes de traitements à relativement court terme tout en limitant les dépenses en ressources.

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