Le diagnostic et la revue des notions de base

Diagnostic

Après avoir reçu leur diagnostic, plusieurs personnes ont de la difficulté à accepter le diabète de type 1 (DT1) et elles essaient d’y faire face par différents moyens. Le déni est une réaction tout à fait normale. Cela est tellement courant qu’il fait partie du processus d’acceptation du diagnostic. Au début, il s’agit d’un mécanisme naturel de réaction face à une mauvaise nouvelle. Cela peut vous empêcher de vous sentir dépassé et déprimé et peut vous aider à accepter la nouvelle petit à petit, à mesure que vous en sentez le courage. Plus court sera votre déni et meilleurs seront vos soins. Un déni qui traîne peut vous empêcher de prendre soin de vous correctement. Le déni peut s’installer pendant des semaines, des mois et même des années. Il peut partir et revenir en fonction d’autres événements dans votre vie. Parfois lorsque la coupe déborde, laisser aller le diabète peut sembler une solution facile. Par contre, le déni accroît le stress parce que la maladie reste toujours là dans notre esprit et nous savons le dommage qu’elle peut causer. 

Les questions que chaque personne atteinte de DT1 se pose : Comment gérer la maladie sans qu’elle prenne le contrôle de ma vie? Comment trouver un équilibre qui me laisse agir de manière responsable sans permettre à la maladie de prendre le dessus? Comment faire pour que les soins fassent partie de la vie tout simplement, sans être un fardeau? Maintenant que les complications menacent de se manifester, quels sont leurs effets sur ma capacité de profiter de la vie? 

N’oubliez pas : gérer les aspects émotifs et personnels du DT1 est aussi important que gérer les aspects physiques. Vous êtes humain, et vous contrôlez probablement certains aspects de la maladie mieux que d’autres. C’est normal. Mais maîtriser tous les aspects du DT1 – physique, émotionnel, social, professionnel et moral – ne requiert que deux éléments : des efforts et des informations. 

Nous vous fournirons des informations qui, nous l’espérons, sauront vous motiver et vous inspirer à déployer les efforts pour gérer et maîtriser votre DT1.

Revoyons les concepts de base

Qu’est-ce que le DT1? 
Le DT1 est une maladie auto-immune. Pour des raisons encore inconnues, votre système immunitaire, qui est censé vous protéger des corps étrangers comme les virus et les bactéries, attaque à tort et détruit les cellules bêta dans votre pancréas qui produisent de l’insuline. 

L’insuline est essentielle à la vie. Sans elle, le glucose ne peut sortir de votre circulation sanguine pour aller dans les cellules de votre corps et leur donner de l’énergie pour fonctionner. Lorsque le pancréas n’arrive pas à produire de l’insuline, les taux de glucose dans votre sang commencent à s’élever et votre corps ne parvient pas à fonctionner correctement. Avec le temps, ce niveau élevé de glucose dans le sang peut endommager les nerfs et les vaisseaux sanguins de même que les organes auxquels ils sont rattachés.
 
Qu’est-ce qui cause le DT1? 
Une quantité impressionnante de projets de recherche se penche sur ce qui cause le DT1, mais jusqu’à maintenant, les réponses sont encore vagues. Voici ce que nous savons : 

  • Le dysfonctionnement du pancréas est causé par le dommage infligé par votre système immunitaire. 
  • Quelque chose déclenche l’attaque de votre système immunitaire sur vos cellules bêta. 
  • Certains gènes placent les personnes à plus haut risque de développer le DT1, mais ne sont pas les seuls facteurs en cause. 
  • Bien que les déclencheurs environnementaux ne soient pas prouvés, les chercheurs explorent des coupables possibles comme les infections virales et les toxines dans notre environnement et dans la nourriture. 

Un instant! Je croyais que seuls les enfants pouvaient être atteints de DT1? 
Bien que la plupart des gens associent le DT1 aux enfants, il est estimé que la moitié des personnes diagnostiquées du DT1 sont des adultes. Si vous avez été diagnostiqué à l’âge adulte, sachez que vous n’êtes pas seul. 

Comment se fait-il que j’en sois atteint alors que personne d’autre dans la famille n’en souffre? 
Bien que des membres de la famille puissent être porteurs des mêmes gènes « à risque », le risque en général que plusieurs membres de la famille soient atteints de DT1 est habituellement bas. Le risque à long terme qu’un frère ou une sœur développe le DT1 (en supposant que vous êtes le seul de la famille atteint de DT1) est relativement bas. 

En quoi le DT1 est-il différent des autres types de diabète? 
Le diabète sucré est le terme médical donné à un groupe de conditions selon lesquelles les personnes ont trop de glucose dans leur sang. Le glucose provient de la nourriture que nous mangeons et est la source principale d’énergie pour notre corps. Après avoir mangé, notre corps décompose la nourriture en glucose et autres nutriments, lesquels sont ensuite absorbés par la circulation sanguine par le tube digestif. Le niveau de glucose augmente après un repas, ce qui déclenche la production d’insuline par le pancréas qui la libère dans la circulation sanguine. L’insuline agit comme une clé qui ouvre la porte aux cellules et permet au glucose d’entrer. En présence de diabète, le pancréas ne parvient pas à produire suffisamment d’insuline. Sans insuline, le glucose n’arrive pas à se rendre dans les cellules et reste dans la circulation sanguine, avec pour résultat d’entraîner l’augmentation du niveau de glucose à un niveau supérieur à la normale. Une mauvaise gestion des taux élevés de glycémie entraîne toutes sortes de symptômes et de problèmes de santé avec le temps. 

Il existe trois principaux types de diabète : type 1, type 2 et gestationnel. Tous les types de diabète entraînent des taux de glycémie plus élevés que la normale, mais ils le font de différentes façons.

Le type 1 (auparavant nommé « diabète insulinodépendant » ou « diabète juvénile ») se manifeste lorsque le système immunitaire d’une personne détecte ses propres tissus comme étant étrangers. La preuve de cette réaction est la présence d’anticorps dans le sang. Le corps attaque et détruit les cellules bêta dans le pancréas qui produisent de l’insuline. Les injections d’insuline sont nécessaires pour contrôler les taux de glycémie. La maladie et les symptômes se développent habituellement assez rapidement (quelques jours ou quelques semaines), cependant, le processus de destruction fait ses ravages depuis beaucoup plus longtemps. Le DT1 ne touche que 10 pour cent de la population atteinte de diabète. 

Le type 2 (auparavant nommé « diabète non insulinodépendant » ou « diabète de l’adulte ») est différent. Il vient avec deux problèmes majeurs : les personnes atteintes de diabète de type 2 ne produisent pas suffisamment d’insuline pour répondre aux besoins de leur corps, et les cellules dans leur corps n’utilisent pas adéquatement l’insuline qu’elles produisent. Les cellules dans le corps développent une résistance à l’insuline, exigeant une plus grande quantité d’insuline pour maintenir le taux de glycémie dans une plage normale. À un moment donné, le pancréas s’épuise à force de produire des quantités additionnelles d’insuline et peut commencer à en faire de moins en moins. Le diabète de type 2 est souvent considéré une maladie de mode de vie, mais ceci n’explique pas tout. On peut habituellement le gérer par l’alimentation, les exercices et des médicaments par voie orale, du moins pendant les premières années suivant le diagnostic. Malheureusement, le diabète de type 2 est une maladie évolutive, et la plupart des gens finiront par devoir prendre des comprimés ou s’injecter de l’insuline au bout de quelque temps. 

Le diabète de type 2 est la forme la plus courante du diabète, près de 90 pour cent de la population qui vit avec le diabète en souffre. Il apparaît habituellement après l’âge de 40 ans; cependant, son incidence augmente parmi les personnes plus jeunes à cause du mode de vie. Les symptômes du diabète de type 2 ne sont pas toujours apparents, et ils peuvent prendre beaucoup de temps pour se développer. Le type 2 est plus courant chez les personnes plus âgées, sédentaires, qui ont un surplus de poids ou souffrent d’obésité ou dont un membre de la famille en souffre. 

Le diabète gestationnel est une forme de diabète qui est d’abord détecté durant la grossesse, pour disparaître après l’accouchement. Les femmes enceintes produisent une quantité importante d’hormones comme l’estrogène et la progestérone, lesquelles peuvent entraîner la résistance du corps aux effets de l’insuline. Par le temps qu’une femme atteint la fin de son troisième trimestre de grossesse, ses besoins en insuline ont triplé. Si le pancréas ne parvient pas à jumeler cet accroissement de la demande, les niveaux de glycémie commencent à monter. Les femmes diagnostiquées de ce type de diabète sont considérablement plus à risque de développer le diabète de type 2 plus tard dans la vie.

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