FRDJ appuie la campagne Le diabète @l'école

Plaider pour l'adoption d'une politique de gestion du DT1 dans les écoles.

FRDJ s’est jointe à Diabète Canada en signant une nouvelle pétition conjointe qui demande au gouvernement de l’Ontario de mettre en place une politique provinciale sur la gestion du diabète de type 1 (DT1) dans les écoles.

Sans politique provinciale exhaustive, il revient souvent à la direction de l’école d’un enfant de décider, le cas échéant, du type de soutien à donner. Comme le savent trop bien les parents d’enfants atteints de DT1, il peut s’agir, dans le meilleur des cas, d’une maladie très difficile à gérer. À court terme, les variations des niveaux de glycémie peuvent compromettre l’apprentissage des enfants et les rendre susceptibles d’éprouver de dangereux épisodes d’hypoglycémie. Un contrôle plus serré de la glycémie réduit les risques de complications à long terme.

« Fin novembre 2012, se rappelle Trudy Adams, mère d’un enfant atteint de diabète de type 1, le jour de la première chute de neige à Ottawa, notre fils, alors âgé de 4 ans, est parti pour l’école comme d’habitude. Excité comme tous les autres enfants par la nouvelle neige, il a dû courir partout pendant la période du dîner, épuisant ainsi ses réserves de glucose. »

« Une période de repos a suivi la période du dîner, mais il ne s’est pas réveillé de sa sieste, poursuit Trudy. Ses yeux étaient vitreux et il a commencé à avoir des convulsions. Le personnel a réagi tout de suite, composant le 911 et appelant son père qui, heureusement, travaillait à la maison, tout près. Il a pu se rendre à l’école avant même l’arrivée des ambulanciers. Notre fils ne réagissait pas et sa glycémie était à 1,8 mmol/L. Son père lui a injecté du glucagon au moment où les ambulanciers arrivaient. Un peu plus tard, tout est revenu à la normale, mais cet épisode aurait pu se terminer très différemment. »

Présentement, l’Ontario est l’une des cinq provinces qui n’ont toujours pas de politique provinciale de gestion du diabète à l’école, les autres étant l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l’Île-du-Prince-Édouard.

C’est pour cette raison que FRDJ a choisi d’appuyer la coalition Le diabète@l’école, dirigée par Diabète Canada, la Société canadienne de pédiatrie et le Groupe canadien d’endocrinologie pédiatrique.

La coalition réclame des politiques provinciales portant sur la gestion quotidienne du diabète et sur les soins d’urgence. Ces politiques devraient clarifier les rôles et responsabilités des parents, du personnel des écoles et des autres personnes concernées. Tous les élèves atteints de DT1 devraient faire l’objet d’un plan de soins individuel pour faire en sorte que chacun reçoive le soutien approprié à son âge et à son régime de soins. On trouvera sur le site Web de la coalition (www.diabetealecole.ca) des ressources utiles tant pour les écoles que pour les parents d’enfants qui ont le DT1.

Cinq provinces ont déjà mis en place de telles politiques provinciales, la plus complète étant sans doute celle édictée en 2015 par le gouvernement de la Colombie-Britannique, qui touche les élèves de la maternelle à la 12e année et fournit même l’administration d’urgence du glucagon par le biais de dispositifs d’injection similaires aux EpiPen qui permettent de sauver des vies.

La mise en place d’une telle politique donnerait aux parents l’assurance que les besoins de leurs enfants seront pris en compte et que ceux-ci pourront participer pleinement aux activités scolaires, sans exclusion ni stigmatisation.

Trudy Adams ajoute : «  La plupart des gens comprennent mal ce qu’est le DT1 et la gravité de cette maladie auto-immune. Parce que notre fils joue au hockey, tout le monde pense que sa maladie est bien gérée. Ce qu’ils ne voient pas, c’est que cette maladie doit être gérée étroitement d’heure en heure, et que quand il n’est pas avec nous, de nombreuses précautions supplémentaires sont nécessaires. Il est important qu’un système soit en place pour garantir son bien-être pendant qu’il est à l’école. »

Agissez! – Vous résidez dans l’une des provinces qui n’ont pas de politique sur la gestion du diabète dans les écoles? Envoyez dès maintenant un courriel à votre député provincial pour exiger la mise en œuvre d’une politique complète qui clarifie les responsabilités de chacun quand il s’agit de protéger les enfants atteints de DT1 à l’école.

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