Le DT1 en hausse chez les jeunes et les ados.

Les nouveaux cas diagnostiqués augmentent particulièrement chez les minorités ethniques.
 

 

Les chercheurs sont très étonnés de la hausse rapide des nouveaux diagnostics de diabète de type 1 (DT1) et de type 2 (DT2) chez les enfants et les adolescents – l’augmentation la plus marquée étant chez les jeunes de minorités raciales ou ethniques.

Une étude récemment publiée dans le New England Journal of Medicine est la toute première à estimer les tendances de nouveaux cas de diabète de type 1 et de type 2 chez les personnes de moins de 20 ans dans cinq principaux groupes de minorités ethniques aux États-Unis.

Une étude en cours intitulée SEARCH pour le diabète chez les jeunes (searchfordiabetes.org), révèle une augmentation des nouveaux cas de DT1 chez les jeunes de 1,8 % chaque année de 2002 à 2012. Le taux de nouveaux cas de DT2 pour la même période s’est accru encore plus rapidement, soit 4,8 % par année.

« Le diabète apparaît plus tôt et dure plus longtemps, ce qui place les jeunes à risque de développer des complications du diabète à un plus jeune âge », explique Dre Giuseppina Imperatore des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). « Cela réduit considérablement leur qualité de vie, raccourcit leur espérance de vie et accroît les coûts de soins de santé. »

L’étude en continu, laquelle vise à évaluer les tendances du diabète chez les jeunes pour permettre aux experts de mieux comprendre l’évolution de l’épidémie de diabète dans le temps, a également révélé que :

  • Le taux de nouveaux cas de DT1, à l’échelle des groupes ethniques et raciaux, s’est accru davantage de 2003 à 2012 chez les hommes (2,2 %) que chez les femmes (1,4 %) âgés de 0 à 19 ans.
  • Parmi les jeunes de 0 à 19 ans, le taux de nouveaux cas de DT1 s’est accru de manière plus prononcée chez les jeunes Hispaniques, soit 4,2 % par année. Chez les personnes d’origine non hispanique de race noire, le taux des nouveaux cas de DT1 s’est accru de 2,2 % et chez les personnes d’origine non hispanique de race blanche, de 1,2 % par année.
  • Le taux de nouveaux cas de DT2 s’est accru beaucoup plus rapidement chez les femmes (6,2 %) que chez les hommes (3,7 %) âgés de 10 à 19 ans.

La raison de cette augmentation des nouveaux cas de diabète chez les jeunes demeure obscure, selon le Dr Aaron Kowalski, chef de mission et vice-président de la recherche chez FRDJ International. Cependant, note-t-il, l’augmentation du taux de DT2, lequel était très rare par le passé chez les jeunes, est probablement liée à l’épidémie d’obésité.  

« Bien que le DT2 soit une maladie génétiquement héréditaire, elle est liée au poids corporel », explique le Dr Kowalski. « Ce n’est pas le poids lui-même qui cause le diabète de type 2, mais le surplus de poids qui exerce une pression sur un processus sous-jacent, et parce que les gens prennent plus de poids dans le monde, nous constatons de plus en plus de nouveaux cas. »

L’augmentation du DT1 est également difficile à expliquer. Il est important de comprendre, explique le Dr Kowalski, que le DT1 est une maladie génétique qui semble être causée par une exposition à un déclencheur environnemental.

Cette augmentation des nouveaux cas de DT1, dit-il, démontre que les déclencheurs environnementaux sont responsables de la réponse auto-immune. Donc la question est : est-ce que le système immunitaire se dérègle en premier et attaque et détruit ensuite les cellules bêta qui produisent de l’insuline, ou est-ce que les cellules bêta se dérèglent en premier et déclenchent ensuite l’attaque du système immunitaire?  

Ce débat de ‘l’œuf ou la poule’ est une partie importante des recherches scientifiques qui pourrait avoir des conséquences sur les traitements, et un jour, sur la découverte d’une guérison du DT1, affirme le Dr Kowalski.

« Si les cellules bêta sont en cause par exemple, on peut trouver des médicaments qui ciblent ces cellules à la place de cibler le système immunitaire », explique-t-il. « Tôt ou tard, il est probable que les thérapies à base de cellules bêta et les immunothérapies seront utilisées ensemble pour traiter la maladie. »

FRDJ appuie plusieurs essais cliniques qui étudient l’efficacité de combinaisons de traitements, le but ultime étant la découverte d’une guérison.

Source : Mayer‑Davis EJ, Lawrence JM, Dabelea D, et al. Incidence Trends of Type 1 and Type 2 Diabetes among Youths, 2002–2012. N Engl J Med. 2017;376:1419-29.

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