Une étude révèle que le diabète de type 1 est encore souvent mal diagnostiqué

Apprendre qu’on a le diabète n’est jamais une bonne nouvelle, mais c’est encore plus déconcertant lorsque le type erroné de diabète est diagnostiqué.

Une nouvelle étude du Dr Nick Thomas et de ses collègues à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) révèle que 20 % des adultes qui développent le diabète de type 1 (DT1) après l’âge de 30 ans semblent recevoir d’abord le diagnostic de diabète de type 2.

L’étude étant basée en grande partie sur des diagnostics déclarés par les patients, la tâche de distinguer entre les deux types s’est souvent avérée difficile pour les cliniciens, surtout pour les adultes plus âgés qui présentent des symptômes courants du diabète.

L’étude du Dr Thomas et de son équipe a porté sur 583 personnes de plus de 30 ans qui recevaient un traitement par insuline. Pour établir si leur diagnostic et le traitement proposé pour le DT1 étaient adéquats, les chercheurs ont mesuré la quantité de peptides C produite par les participants. Le peptide C, un sous-produit de l’insuline, contient des composés chimiques qui portent le nom d’acides aminés qu’on retrouve habituellement en quantité égale à l’insuline dans le sang. Une quantité supérieure de peptides C est un indice de diabète de type 2 tandis qu’une quantité inférieure est associée au DT1.

Selon leurs niveaux de peptides C, 122 des 583 adultes participants présentaient une carence grave en insuline, suggérant la présence de DT1. Parmi eux, 38 % n’ont pas reçu d’insuline au moment du diagnostic. De plus, seuls 79 % de ces adultes ont dit être atteints de DT1, tandis que 20 % ont dit être atteints de diabète de type 2, ce qui vient confirmer la notion que le DT1 est encore souvent mal diagnostiqué.

Les résultats ont été présentés à la réunion annuelle du European Association for the Study of Diabetes (EASD) 2018 au début du mois d’octobre. Insistant sur le besoin de lignes directrices plus claires pour établir correctement le diagnostic de diabète, l’équipe de l’Université d’Exeter travaille actuellement à la mise au point d’un outil qui permettra aux cliniciens d’établir si une personne est susceptible d’avoir le diabète de type 1 ou de type 2, de sorte à recevoir le traitement approprié sans délai et à éviter des complications.

Bien que l’apparition du DT1 à l’âge adulte soit moins courante (environ 20 % des Canadiens atteints de DT1 ont reçu le diagnostic à l’âge adulte), l’augmentation des diagnostics erronés met en évidence le besoin d’une plus grande sensibilisation du public à la maladie.

Si vous avez reçu le diagnostic de diabète de type 2, mais que les traitements ne donnent pas les résultats attendus, envisagez de discuter avec votre professionnel de la santé de la possibilité d’effectuer d’autres tests.

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Lets turn type one into type none